Le BDSM

acronyme de « bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme », est un ensemble de pratiques sexuelles marginales, fondées sur une relation consentante de dominant à dominé. Cette domination pouvant s'exercer de façon psychologique et / ou par le biais de contraintes physiques.

On parle aussi en termes plus modernes de « jeux d'échanges de pouvoir ». Les pratiques BDSM peuvent avoir lieu dans un couple, mais aussi entre groupes de plusieurs dominés et dominants.

Elles sont de deux types : domination, entrave, pour le premier type, et parfois, en plus, lorsque la douleur et l'humiliation interviennent, elles entrent dans le deuxième type.

Les partenaires pratiquent ces jeux afin d'obtenir par l'exacerbation de leurs sens et de leurs fantasmes un plaisir sexuel plus intense. Mais, dans certains cas, anaphrodisie, il ne s'agit que de parvenir à une ébauche de plaisir sexuel.

Pour certains, ce plaisir sexuel se double d'une décharge d'endorphine : la douleur provoque la sécrétion de cette morphine naturelle, qui peut plonger le sujet dans un état d'euphorie. D'autres font appel à des « adjuvants » (alcool, « toniques » divers, voire drogues).

Principales pratiques

On peut rencontrer, dans les pratiques BDSM :

  • les membres attachés (menottes, cordes, collier, bâillon, chaînes) ;
  • la privation des sens (yeux bandés, bâillon, asphyxie) ;
  • le fantasme de l'attente (attendre sans savoir ce qui se passera, ni quand) ;
  • le vocabulaire de type « Maître(sse)-esclave » (tutoiement, vouvoiement).
  • des humiliations (verbales, physiques, de situation...)
  • de la diffusion des séances en vidéo sur Internet ;
  • des coups, (flagellation, fessée), de la brûlure à la cire de bougie, etc.

 

Législations

Les législations des principaux pays occidentaux n'interdisent plus les pratiques sexuelles BDSM. Toutefois, le Royaume-Uni définit un seuil de pratiques au-delà desquelles le BDSM tombe sous le coup de la loi. L'affaire Spanner (années 1990) qui a consisté en la criminalisation d'hommes consentants, alors qu'aucune plainte de quiconque n'avait été déposée, a jugé coupables des "dominants" sur la seule base des marques laissées sur les soumis". Une fessée un peu appuyée, un bondage serré sont potentiellement illégaux ; (ce jugement a été avalisé par la Cour européenne en 1997).

Il faut s'en tenir au jugement, les participants à ce que l'on a nommé l'affaire Spanner furent condamnés sur la possession d'images hard entre majeurs consentants. Ce qui est à noter c'est qu'à l'époque, la loi anglaise punissait ceux qui se faisaient violence à eux-mêmes, d'où l'interdiction de se suicider. Un rescapé du suicide en Angleterre était passible de prison pour meurtre envers lui-même. C'est ce qui amena la chambre des Lords à infliger des peines de prison aux "dominés". Des peines inférieures d'environ 50 % par rapport aux dominants.

Il ne faut pas confondre la soumission contractuelle, pratique sexuelle, et les violences conjugales. Comme il ne faut pas confondre BDSM avec sado-masochisme., la dimension de douleur est nettement moins présente dans le BDSM  qui se centre principalement sur l'aspect domination, c'est à dire la dimension psychologique.

 

Santé et sécurité

Certaines de ces pratiques peuvent, lorsqu'elles se font sans la connaissance des limites des participants, êtres dangereuses, telles que le fouet, les aiguilles, la cire chaude, etc. Elles peuvent provoquer des blessures allant parfois jusqu'à l'éborgnement, des brûlures, des coupures et peuvent devenir des risques d'infections ou de transmission de maladies (VIH, hépatites B et C, etc.). Cependant, il faut souligner que ces blessures surviennent rarement dans les scénarios de domination. Une bonne entente entre les participants est de ce fait primordiale. Il est par ailleurs important de s'inquièter de l'état de santé de la personne qui se soumettra (problèmes cardiaques, allergies, problèmes de dos...), un coup mal porté, une angoisse, une allergie ou une mauvaise position peuvent conduire au drame.

La cire chaude est une pratique courante dans le BDSM. La chaleur de la cire dépend complètement de la distance entre la coulée de cire chaude et le corps. Pour un sujet soft on fera donc couler la cire de plus haut. Par ailleurs, il existe des cires adaptées aux pratiques SM, leur composition permet un refroidissement de la cire plus rapide donc un risque de brûlure diminué.

Pour la flagellation(voir notre article sur la flagelation) / fessée(voir notre article sur la fessee),il est d'usage de demander à la personne soumise si le dominant peut ou non laisser des marques (hématomes). Certaines personnes pratiquent le BDSM dans le plus grand secret et ne souhaitent pas que leur partenaire ou autres puissent découvrir ce "vice", pour d'autres les traces sont à éviter en raison de leur activité professionnelle ou extra-professionnelle. Il existe de multiples raisons pour qu'une personne soumise refuse qu'on lui laisse des marques. Dans la pratique de la flagellation, il est aussi important de contrôler les coups portés quelque soit le matériel utilisé. Ainsi un dominant évitera l'abdomen à cause des organes (rate) et le bas du dos (reins). Dans la pratique du martinet, il conviendra de faire attention lorsque l'on fouette les fesses d'un soumis qui ne veut pas de trace. En effet, le bout des lanières revient souvent sur l'aine et laisse en général des bleus parce que la peau est plus fine à cet endroit.

Les menottes sont pour la plupart dotées de renforts afin de protéger les poignets. Ou achetées chez des distributeurs spécialisés qui fabriquent des menottes aux bords adoucis.

Il peut être sécurisant de filmer la scène. Cela permet de montrer dès le début, par un enregistrement, la pleine et entière volonté de la pratique par les participants. De plus, en cas d'abus, un recours à la vidéo permet de voir qui a fauté, quelles règles n'ont pas été respectées.

Quoi qu'il en soit, la pratique du BDSM — comme toute pratique sexuelle — ne dispense ni ne remplace les sentiments des partenaires l'un envers l'autre. Il n'existe pas de « code » à respecter pour « être » ou non BDSM, seule la confiance mutuelle des partenaires, et les sentiments qu'ils se vouent mutuellement en définissent le cadre.

Safeword, ou code de sécurité ( voir notre article sur le safeword)

Le safeword est un signal d’urgence, le « pouce ! On arrête ! » du jeu BDSM qui, utilisé par la personne qui se soumet, indique au partenaire qu’il doit immédiatement et sans discussion interrompre l’action en cours, et la délivrer de toutes contraintes éventuelles aussi rapidement et prudemment que possible.

                 

Respect

Il est très important, pour les deux partenaires (dominant et dominé) de toujours conserver à l'esprit le confort du partenaire dominé. On peut, par exemple, envisager la rédaction d'un contrat entre les deux partenaires afin d'établir clairement les limites à ne pas dépasser. Surtout à l'heure des nouvelles technologies où la facilité des rencontres dans ce domaine se multiplie (sites spécialisés dans le bdsm la référence maitresse.fr créé à l'origine par la célèbre Maîtresse Françoise).